Citation du moment

"Ce n'est pas sous un régime totalitaire que la vérité est dangereuse, puisqu'elle n'existe pas. C'est dans les démocraties finissantes comme les nôtres qu'elle se transforme en poison, puisqu'elle devient relative."
M.G. Dantec in "Métacortex"

mardi 22 mars 2011

Dernière nouvelle

Chères lectrices et chers lecteurs !

Comme promis et avec le retard estimé (je m'améliore), voici la nouvelle dont je vous parle depuis quelques posts. Comme dit précédemment, cette nouvelle est un exercice de style plus qu'une pièce de la littérature contemporaine.

J'y traite de la guerre, cadre récursif de la littérature, et du paradoxe temporel, un thème cher à la science-fiction. Situation géopolitique oblige, le ton de cette nouvelle est défaitiste voire catastrophiste. En fait, j'ai vraiment dû me retenir pour que le ton ne soit pas tout simplement haineux. Je n'ai laissé de mon fiel qu'une expression que vous repérerez probablement instantanément.

Vous pouvez en lire un extrait ci-dessous ou, empli de confiance, la télécharger sur le panneau latéral droit.

Etant toujours à la recherche de sujet à traiter, les défis me plaisant tout autant, je serais ravi de recevoir des propositions. Sans compter que je suis friand de vos critiques concernant mes petites productions. Je rappelle qu'il n'est pas nécessaire d'être membre de ce blog pour poster des commentaires.

En attendant, bonnes lectures !

Time's up

1. Home
Ce samedi vingt mars deux mille vingt-sept, le colonel Clément, exceptionnellement en permission, s'octroya son habituelle promenade du soir en gravissant la Berra, plaisir rare pour un homme qui ne rentrait chez que quelques jours par an. Le temps était superbe, le coucher de soleil teintant de pastels les glaciers miroitant au lointain. La nuit promettait d'être claire et son encombrant paquetage s'avérerait utile.
Commandant du centre de formation des pilotes de chasse suisses, le colonel était un homme pondéré d'une cinquantaine d'années. Son expérience et sa compétence étaient reconnues par toute la hiérarchie, son jugement était écouté attentivement, autant par les politiques que par les militaires. Son physique avenant et sa douce élocution faisait de lui l'un des interlocuteurs les plus appréciés par la presse.
Les lourdes responsabilités qui pesaient sur ses épaules n'avaient pour seule conséquence que cette propension à cheminer seul dans ses chères montagnes natales, comme s'il devait parcourir physiquement les circonvolutions multicritériées de ses prises de position. Dans le calme feutré de la nuit montagnarde, le colonel semblait retrouver les raisons qui l'avaient poussé à choisir un poste à responsabilité dans la défense nationale, et ce particulièrement depuis que les relations entre l'Europe et la Suisse se fussent détériorées jusqu'à un manifeste point de non retour. Seul le paysage semblait devoir rester lui-même, garant immortel de ses choix.
La montée vertigineuse des mouvances d'extrême droite dans tous les pays du bloc européen avait dans un premier temps sérieusement compromis les accords bilatéraux helvético-européens. Dans un second temps, les prises de position se firent si agressives de part et d'autre que personne ne semblait en mesure d'endiguer l'inéluctable divorce. Finalement, l'effondrement de l'Europe associée au morcellement d'ordre linguistique de la Suisse avaient généré un climat délétère : le spectre de la guerre planait à nouveau sur la vieille et acariâtre Europe.
C'est dans ce contexte explosif que le jeune David Clément décida d'embrasser une carrière militaire. Comme il était un passionné de tôles volantes dissipatives, il choisit une des armes les plus sélectives de l'armée. Bien lui en avait pris puisqu'il fit montre de nombreux talents, tant dans la maîtrise de son appareil que dans ses capacités de commandement.
Maintenant qu'il était au sommet, le calme de la nuit ramenait les conflits des hommes à leur juste perspective : des peccadilles d'enfants gâtés, inconséquents et inutilement auto-destructeurs. Astronome amateur, il allait passer une bonne partie de la nuit l'œil vissé à son télescope. Il était en train d'horizonter sa monture quand il aperçut des mouvements inhabituels dans le ciel. Il allait empoigner son téléphone d'alarme quand il constata que les lumières dans le ciel étaient les plus étranges qui lui eût été donné de voir. Prudent comme à son habitude, il scruta le ciel plus attentivement.
Le colonel compta une vingtaine de points lumineux qui se déplaçaient à haute vitesse, entre Mach 3 et Mach 7. Les changements de trajectoire que les points effectuaient n'étaient pas à la portée de chasseurs conventionnels, ni même des derniers prototype existants. Il décida de contacter l'état-major.
Il n'en eut pas le temps. Bien que le colonel ne fut pas le premier à observer ce qui s'avéra être les navettes des agresseurs extraterrestres, il fut le premier à se faire abattre quand les puissantes armes embarquées désintégrèrent purement et simplement la montagne ainsi qu'une bonne partie de la région. Cette scène de destruction se répéta sur toute la planète.


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vendredi 18 mars 2011

Les nouvelles du front

Chères lectrices et chers lecteurs !

Je sais que j'ai quelques jours de retard dans la publication de la nouvelle mais l'actualité internationale prend le pas sur ma production littéraire.

Me réclamant du courant cyberpunk, je crée des cadres géopolitiques dystopiques dans mes écrits. Malheureusement, le contraire de l'utopie ne s'invente plus en regard de l'horrible réalité. Que ce soit en Asie ou sur le pourtour méditerranéen, crises, naturelles ou non, les naturelles étant en minorité, écrasement de rébellions, guerres économiques souterraines... Je suis navré de dire que, malgré tout mon cynisme, il me devient impossible de prévoir pire que ce que nous vivons déjà.

Il est consternant de voir les "puissants" de ce monde enchaîner les cocktails mondains alors que des humains meurent sous nos yeux. Navrant de voir les politiques récupérer la misère et la peur pour de pathétiques plans de carrière. Peu surprenant de ne pas entendre les lobbies militaro-industriels qui ont armé sans discuter des tyrans pour les maintenir au pouvoir, voire même pour les mettre en place.

Je suis terriblement attristé aussi que l'être humain ressemble à une tête de lecture antédiluvienne qui n'est capable de lire qu'une crise à la fois. Un malheur chasse l'autre : les révélations de Tsahal supplantée par Julien Assange, lui-même rétrogradé par la Côte-d'Ivoire qui passe en dernière page, renvoyée par les révolutions moyen-orientales et enfin, un tsunami assorti d'un risque nucléaire pour balayer le tout.

Sur ce coup de gueule, je vous souhaite une bonne journée. N'oubliez pas que Didier Cuche n'est pas plus important que Fukushima et que des Lybiens innocents meurent par milliers, dévorés par la folie grandissante du plus vieux dictateur de la planète que nous ravageons sans vergogne.

Bonnes lectures à toutes et à tous !

mardi 15 mars 2011

Bon anniversaire !

Une fois n'est pas coutume, je tiens aujourd'hui à souhaiter un excellent anniversaire à ma maman. Puisse ta journée être la meilleure !

mardi 8 mars 2011

Les nouvelles du front

Bonjour à toutes et à tous !

La nouvelle promise est en cours de maturation. Je me concentre pour l'instant sur mon second roman qui avance bien et qui intégrera une nouvelle que vous, chères lectrices et chers lecteurs assidus, connaissez déjà.

Accessoirement, je me documente dans le domaine de la théorie des cordes, dont les rudiments me permettront de justifier quelques prouesses technologiques dans mon second tome. Toute personne ayant des sources d'informations fiables et accessibles est conviée à me les laisser en réponse à ce message.

Au niveau documentation, je relis les théories de Teilhard de Chardin et de divers autres penseurs et théologiens dans le but de systématiser la gigantesque civilisation extraterrestre qui apparaîtra dans mon deuxième roman. Pour ceux qui ont eu le courage de lire le premier jusqu'au bout, cette métacivilisation est bien évidemment le peuple destu.

Bonnes lectures !