Bonjour à toutes et à tous !
Comme vous avez pu vous en rendre compte, je ne poste plus de post mais plutôt des nouvelles. J'ai une périodes très productive et j'en profite. J'espère que vous de même.
Mes dernières nouvelles sont dans la mouvance fin du monde. Comme elle va bien finir par arrivée, on va dire que je multiplie mes chances !
C'est aussi le grand retour des docteurs Jehovah et Lucifer, étudiants en cosmoingénierie et dieux à temps partiels. Il va de soi que j'apprécie particulièrement ces deux-là.
Bonnes lectures à toutes et à tous !
vendredi 29 juillet 2011
mardi 19 juillet 2011
Dernière nouvelle
TABULA RASA
1.Crépuscule
Dans les profondeurs du sous-sol antarctique, une machinerie complexe se réveillait, mi-cliquetante, mi-gémissante. La phénoménale machine bionique avait senti les signes nécessaires à son réveil. On l'avait d'ailleurs conçue très précisément pour se réveiller si un certain nombre de conditions planétaires était rempli. Et puis la machine avait aussi été placée en ces lieux par ses inimaginables créateurs comme ultime chance, ou plutôt comme ultime juge. Dans tous les cas, la machine appliquerait son jugement inéluctablement, sans l'assistance de ses maîtres...
Le réveil de la machine se poursuivait, étape par étape. Après l'activation des premiers relais d'alarme, les sources énergétiques avaient été les premières à se réactiver, principalement car les réacteurs - qu'aucun ingénieur de cette planète n'aurait compris ni même reconnu - nécessitaient quelques jours pour atteindre un niveau de stabilité suffisant. Pendant ce temps, les précieux composants biologiques de l'artefact furent dégelés puis placés dans leur environnement optimal où ils se développèrent rapidement. Ils furent ensuite mis en stase pour interrompre leur évolution.
Une portion de la roche entourant l'œuf dans lequel se trouvait l'équivalent du code génétique de cette machine fut convertie en de multiples composants dans ce qui nous aurait paru comme un impressionnant tour de magie tour-noyant. Les pièces de ce qui semblait être de particulièrement étranges composants électroniques s'assemblèrent toutes seules, comme douées de conscience.
Lire la suite... :
1.Crépuscule
Dans les profondeurs du sous-sol antarctique, une machinerie complexe se réveillait, mi-cliquetante, mi-gémissante. La phénoménale machine bionique avait senti les signes nécessaires à son réveil. On l'avait d'ailleurs conçue très précisément pour se réveiller si un certain nombre de conditions planétaires était rempli. Et puis la machine avait aussi été placée en ces lieux par ses inimaginables créateurs comme ultime chance, ou plutôt comme ultime juge. Dans tous les cas, la machine appliquerait son jugement inéluctablement, sans l'assistance de ses maîtres...
Le réveil de la machine se poursuivait, étape par étape. Après l'activation des premiers relais d'alarme, les sources énergétiques avaient été les premières à se réactiver, principalement car les réacteurs - qu'aucun ingénieur de cette planète n'aurait compris ni même reconnu - nécessitaient quelques jours pour atteindre un niveau de stabilité suffisant. Pendant ce temps, les précieux composants biologiques de l'artefact furent dégelés puis placés dans leur environnement optimal où ils se développèrent rapidement. Ils furent ensuite mis en stase pour interrompre leur évolution.
Une portion de la roche entourant l'œuf dans lequel se trouvait l'équivalent du code génétique de cette machine fut convertie en de multiples composants dans ce qui nous aurait paru comme un impressionnant tour de magie tour-noyant. Les pièces de ce qui semblait être de particulièrement étranges composants électroniques s'assemblèrent toutes seules, comme douées de conscience.
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vendredi 1 juillet 2011
Dernière nouvelle
Bonjour à toutes et à tous !
En fin de compte, je poste ma nouvelle aujourd'hui. Comme je suis à bout de batterie, je ne ferai pas de longs commentaires sur cette nouvelle. A vous d'en faire !
Bonnes lectures à toutes et à tous !
En fin de compte, je poste ma nouvelle aujourd'hui. Comme je suis à bout de batterie, je ne ferai pas de longs commentaires sur cette nouvelle. A vous d'en faire !
Bonnes lectures à toutes et à tous !
Dernière nouvelle
Infiltration
1.Le manoir aux alouettes
Miss Fernie s'interfaça. Un délire géométrique multicolore et vaguement circulaire s'imposa à ses sens. On sentait une structure concentrique de plus en plus présente dans la représentation, comme si un trou noir légèrement excentré attirait les pixels en une valse en spirales parfaites et multiples. Puis Fernie se laissa attirer par le centre de la structure. Il lui sembla tomber, sa vitesse s'accélérant exponentiellement dans sa chute. Puis l'univers eut l'air de se déplier, révélant un paysage gigantesque et presque trop fortement organisé : la Matrice, toujours aussi belle, toujours plus grande et insatiable. Miss Fernie était fier1 de l'animation qu'il avait développé pour son entrée dans le gigantesque VDL2.
Miss Fernie était entré par un point de trame très peu usité. La circulation des données était ici réduite à sa plus simple expression. Il faut dire que le très négligent Fred Thomas était en congé exceptionnel et que son très négligent employé, le « Conglomérat des Médecins Traditionalistes », n'était qu'une société en perte de vitesse de plus dans un monde de multinationales sur l'autoroute impitoyable du progrès. Miss Fernie se demanda brièvement quel crétin accepterait sérieusement de se faire examiner par un humain et son cortège de préjugés et de mauvaises habitudes alors qu'un robot médical avait une fiabilité de plus de nonante-huit pour cent. En finissant de prendre le contrôle des machines offertes de la société, Miss Fernie éclata de rire en se rendant compte que son état physique ne nécessiterait jamais un médecin, à la rigueur un ingénieur. En fait, Fernie, anciennement Fernando, décédé, avait réimplanté sa personnalité complète dans un sexyborg, aidé en cela par son partenaire Samuel Forster, ce bon vieux Frost.
Maintenant, n'importe quel observateur extérieur verrait l'attaque démarrer du réseau de cette entreprise anachronique sans qu'il soit possible de remonter plus en aval. Le fait que ledit terminal appartenait à une société obsolète était une bonne couverture dans l'ambiance de technoterrorisme naissant.
Il avait fallu presque deux siècles, depuis que les grandes entreprises avaient pris ostensiblement le contrôle de la planète, pour que l'on voie les premiers actes de rébellion ou, du moins, des signes annonciateurs de la rage qui couvait. Il faut dire que la prise de contrôle de la Terre par les géants industriels ne s'était pas embarrassée de détail comme la pitié : les peuples qui auraient pu poser problème furent éliminés et les intellectuels priés de la fermer sous peine de disqualification au grand jeu de la vie industrialisée.
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1.Le manoir aux alouettes
Miss Fernie s'interfaça. Un délire géométrique multicolore et vaguement circulaire s'imposa à ses sens. On sentait une structure concentrique de plus en plus présente dans la représentation, comme si un trou noir légèrement excentré attirait les pixels en une valse en spirales parfaites et multiples. Puis Fernie se laissa attirer par le centre de la structure. Il lui sembla tomber, sa vitesse s'accélérant exponentiellement dans sa chute. Puis l'univers eut l'air de se déplier, révélant un paysage gigantesque et presque trop fortement organisé : la Matrice, toujours aussi belle, toujours plus grande et insatiable. Miss Fernie était fier1 de l'animation qu'il avait développé pour son entrée dans le gigantesque VDL2.
Miss Fernie était entré par un point de trame très peu usité. La circulation des données était ici réduite à sa plus simple expression. Il faut dire que le très négligent Fred Thomas était en congé exceptionnel et que son très négligent employé, le « Conglomérat des Médecins Traditionalistes », n'était qu'une société en perte de vitesse de plus dans un monde de multinationales sur l'autoroute impitoyable du progrès. Miss Fernie se demanda brièvement quel crétin accepterait sérieusement de se faire examiner par un humain et son cortège de préjugés et de mauvaises habitudes alors qu'un robot médical avait une fiabilité de plus de nonante-huit pour cent. En finissant de prendre le contrôle des machines offertes de la société, Miss Fernie éclata de rire en se rendant compte que son état physique ne nécessiterait jamais un médecin, à la rigueur un ingénieur. En fait, Fernie, anciennement Fernando, décédé, avait réimplanté sa personnalité complète dans un sexyborg, aidé en cela par son partenaire Samuel Forster, ce bon vieux Frost.
Maintenant, n'importe quel observateur extérieur verrait l'attaque démarrer du réseau de cette entreprise anachronique sans qu'il soit possible de remonter plus en aval. Le fait que ledit terminal appartenait à une société obsolète était une bonne couverture dans l'ambiance de technoterrorisme naissant.
Il avait fallu presque deux siècles, depuis que les grandes entreprises avaient pris ostensiblement le contrôle de la planète, pour que l'on voie les premiers actes de rébellion ou, du moins, des signes annonciateurs de la rage qui couvait. Il faut dire que la prise de contrôle de la Terre par les géants industriels ne s'était pas embarrassée de détail comme la pitié : les peuples qui auraient pu poser problème furent éliminés et les intellectuels priés de la fermer sous peine de disqualification au grand jeu de la vie industrialisée.
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SF chronicles
Chères lectrices, chers lecteurs !
Me prélassant actuellement en vacances, je profite des îlots épars de fraîcheur chichement disséminés dans cet océan de chaleur écrasante. J'ai dû donc mettre en route tous les artifices à disposition de l'homme moderne, de la terrasse à la bière bien frappée les pieds baignant paresseusement dans les flots azurés (en réalité verdâtres). Un livre à la main, cela va de soi.
Actuellement, je redigère "Rainbows End" de Vernor Vinge. Après réflexion, je dirais que cet auteur est moins proche de Greg Egan que je l'avais initialement cru. Bien que son futur technologique soit à la fois réaliste et terriblement novateur, je le trouve plus catastrophiste que son collègue australien. On sent aussi un vent d'inéluctabilité dans ses constructions scénaristiques, il se rapproche plus en cela de Silverberg. L'aspect inévitable est dû au fait que l'auteur se base sur le concept de singularité technologique. L'idée de base est que le nombre de composants sur un chipset double tous les 3 ans. On peut donc calculer quand le nombres de composants égalera puis dépassera le nombre de nos neurones. Certains théoriciens postulent qu'à ce moment-là, les technologies digitales seront potentiellement plus performante que leurs créateurs. Certains extrapolent même que notre civilisation disparaîtra car elle ne pourra plus contrôler sa technologie puisqu'elle dépassera sa capacité raciale de compréhension.
Par le fait, le monde décrit dans ce roman est à la fois terrifiant et fascinant. L'auteur imagine une société où chacun génère technologiquement ses propres mondes, en partageant certains et en en conservant d'autres. On suit l'histoire d'un vieux poète célébrissime qui se retrouve guéri d'Alzheimer par une thérapie génique. Complètement perdu dans ce nouveau monde qui ne connaîtra bientôt plus le papier ou l'écriture. Il se joint à une sorte de cabale visant à sauver une bibliothèque universitaire vouée à une numérisation passant par une destruction totale des livres, comme si on allait les numériser jusqu'à la pulpe.
Etonnamment, l'histoire parvient à être riche au niveau humain, particulièrement car Vernor Vinge joue admirablement entre les différentes conceptions du monde de ses protagonistes en jouant sur modernisme et anachronisme, sur le devoir et le libre arbitre...
Un très bonne surprise dans la mesure où je ne connaissais pas encore cet auteur. Il ne me reste plus qu'à piller une bibliothèque pour avaler le reste de sa bibliographie. Je ne le conseillerais qu'aux gens aimant réellement l'extrapolation technologique, essentiellement pour des questions de vocabulaire et de compétences techniques. Les fans d'Egan devraient tout simplement aaaaadorer.
Au passage, je devrais avoir fini ma nouvelle en cours ce weekend et je vous remercie pour votre patience.
D'ici là, bonnes lectures à toutes et à tous !
Me prélassant actuellement en vacances, je profite des îlots épars de fraîcheur chichement disséminés dans cet océan de chaleur écrasante. J'ai dû donc mettre en route tous les artifices à disposition de l'homme moderne, de la terrasse à la bière bien frappée les pieds baignant paresseusement dans les flots azurés (en réalité verdâtres). Un livre à la main, cela va de soi.
Actuellement, je redigère "Rainbows End" de Vernor Vinge. Après réflexion, je dirais que cet auteur est moins proche de Greg Egan que je l'avais initialement cru. Bien que son futur technologique soit à la fois réaliste et terriblement novateur, je le trouve plus catastrophiste que son collègue australien. On sent aussi un vent d'inéluctabilité dans ses constructions scénaristiques, il se rapproche plus en cela de Silverberg. L'aspect inévitable est dû au fait que l'auteur se base sur le concept de singularité technologique. L'idée de base est que le nombre de composants sur un chipset double tous les 3 ans. On peut donc calculer quand le nombres de composants égalera puis dépassera le nombre de nos neurones. Certains théoriciens postulent qu'à ce moment-là, les technologies digitales seront potentiellement plus performante que leurs créateurs. Certains extrapolent même que notre civilisation disparaîtra car elle ne pourra plus contrôler sa technologie puisqu'elle dépassera sa capacité raciale de compréhension.
Par le fait, le monde décrit dans ce roman est à la fois terrifiant et fascinant. L'auteur imagine une société où chacun génère technologiquement ses propres mondes, en partageant certains et en en conservant d'autres. On suit l'histoire d'un vieux poète célébrissime qui se retrouve guéri d'Alzheimer par une thérapie génique. Complètement perdu dans ce nouveau monde qui ne connaîtra bientôt plus le papier ou l'écriture. Il se joint à une sorte de cabale visant à sauver une bibliothèque universitaire vouée à une numérisation passant par une destruction totale des livres, comme si on allait les numériser jusqu'à la pulpe.
Etonnamment, l'histoire parvient à être riche au niveau humain, particulièrement car Vernor Vinge joue admirablement entre les différentes conceptions du monde de ses protagonistes en jouant sur modernisme et anachronisme, sur le devoir et le libre arbitre...
Un très bonne surprise dans la mesure où je ne connaissais pas encore cet auteur. Il ne me reste plus qu'à piller une bibliothèque pour avaler le reste de sa bibliographie. Je ne le conseillerais qu'aux gens aimant réellement l'extrapolation technologique, essentiellement pour des questions de vocabulaire et de compétences techniques. Les fans d'Egan devraient tout simplement aaaaadorer.
Au passage, je devrais avoir fini ma nouvelle en cours ce weekend et je vous remercie pour votre patience.
D'ici là, bonnes lectures à toutes et à tous !
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