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"Ce n'est pas sous un régime totalitaire que la vérité est dangereuse, puisqu'elle n'existe pas. C'est dans les démocraties finissantes comme les nôtres qu'elle se transforme en poison, puisqu'elle devient relative."
M.G. Dantec in "Métacortex"

jeudi 24 novembre 2011

AV

Bonjour à toutes et à tous !
Voici donc une brève présentation du film « Eden Log » de Franck Vestiel. Précisons tout de suite que c'est un film d'évasion, pour ceux qui seraient définitivement dégoûtés par des séries à rallonge dans le genre de Prison Break.

Un homme se réveille dans ce qui semble être un complexe souterrain étrange, univers à la fois technologique et profondément organique. L'eau suinte des racines pendantes, ruisselle le long des parois et sur les machines en ruine. Sans identité et sans but, il décide logiquement de sortir de là : on monte donc !

Rapidement, il est menacé par des monstres qui semblent le pourchasser. Pire, des hommes semblent les contrôler. C'est donc une longue poursuite qui s'entame, enrayée par les visions psychotiques du héros.


Evidemment, Tolbiac, puisque c'est le nom du personnage principal, n'est pas un homme ordinaire. Il rencontrera, durant sa fuite éperdue vers le haut, une biologiste restée cloîtrée dans ce complexe industriel qui lui donnera quelques explications sur la situation en cours. Classiquement, c'est une expérience scientifique qui a mal tourné.

Au niveau du jeu des acteurs, rien à redire, Tolbiac (Clovis Cornillac) est convaincant. Les décors sont oppressants et très bien utilisés, les images maîtrisées et les plans plutôt bien choisis. Le scénario n'est pas très original mais néanmoins fonctionnel.
Là où le film pêche, c'est dans le rythme scénaristique. Les éléments du scénarios sont mal pondérés, les transitions sont discutables et surtout, le scénario ne tient pas en haleine. Je concède que le film, se voulant oppressant, a été tourné pour instiller une certaine lenteur, mais cela ne justifie pas la concentration indigeste d'éléments scénaristiques du dernier tiers du film. Tout ça pour amener une fin d'un classicisme assez décevant, particulièrement quand on tenu jusqu'au bout du film et qu'on espérait un peu mieux que des effets spéciaux dignes de mon économiseur d'écran.

Je ne dirais pas que le film est mauvais, et c'est peut-être ce qui est gênant. On sait à quoi s'en tenir tout de suite face à un navet comme Avatar ou Diamond Ninja Force (légendaire) : scénario moisi, l'image tente vainement de sauver le vide scénaristique, et on rit même dans DNJ. Là, presque tout est bon mais le rythme gâche vraiment tout, ce qui nous laisse dans un sentiment d'incomplétude perturbante : ni bon, ni mauvais. Vraiment dommage !

Pour ceux qui voudraient malgré tout le regarder, la curiosité étant la mère de l'esprit critique, il est à déconseiller lourdement aux enfants, uniquement pour une scène de viol parfaitement inutile dans le dernier tiers du film.

Pour ce qui est de la suite sur ce blog, je vous donnerais prochainement des nouvelles de mes nombreuses activités en cette fin d'année ainsi que le programme des prochaines présentations. N'hésitez pas à me contacter si vous désirez voir apparaître un contenu particulier en rapport avec le thème de la SF.

N'oubliez pas de lire (ma dernière nouvelle tout de suite en cas de manque) !

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