Bonjour à toutes et à tous !
Voilà une nouvelle rubrique dans mon blog : Blablabla ! En fait, pauvres et néanmoins estimées victimes, cette rubrique n'est pas pour vous. Il faut plutôt voire cette nouvelle rubrique comme une exégèse syncrétique et métatemporelle de ma personne. Pour le dire avec des mots qui signifient quand même quelque chose, l'idée est de me permettre de vociférer et gloser librement sur n'importe quoi sous le couvert d'un échange réseau-nable de bon aloi. Et aussi parce que je n'ai pas le cran pour essayer de publier des articles bidons dans le Nouveau Détective (qui verrait la différence, de toute façon, dur à faire moins crédible que "Dominique-Paul, 8 ans, même la police le craint"...).
De plus, c'est tout de même plus dans l'esprit blog et comme je n'ai pas de conseils fringues à donner, à part peut-être mettez-en en hiver, et que je ne sais définitivement pas pourquoi Frénégonde a largué Abélard qui avait pourtant largué Héloïse pour elle à l'époque où il avait pourtant des vue sur Lisolde, vous serez bien obligé de supporter mon analyse caustique de l'actualité, de la vie et du reste (yeah la référence, ça reste SF malgré tout). Evidemment, le sujet du moment n'a pas été trop dur à trouver et, là encore évidemment, c'est un gros tas de conneries basées sur de la fumée virtuelle de synthèse (voyez ça comme les chroniques du Dr Burp, pour les plus cultivés d'entre vous).
Les JO (ça veut dire Jeux Olympiques, pour les hipsters; et c'est dans le vaste monde autour de l'écran pour nos amis geeks)
Alors les JO, c'est tous les quatre ans, en fait tous les deux ans alterné hiver/été. Sans être un spécialiste, je vous rassure, on les différencie assez aisément. Donc là, c'était ceux d'été, à coup sûr (le beach-volley m'a définitivement convaincu du bien-fondé de mon raisonnement) ! L'idée est que toutes les nations, ou presque, s'affrontent en gentlemen au travers de sports représentatifs (là on peut discuter), prouvant par là leur haut degré de civilisation (Africa Baambata, t'as rien inventé). Certains des pays présents sont bien évidemment en guerre mais ces petits détails n'arrêtent pas une équipe décidée. Donc, c'est la partie sportive du truc, j'y reviendrais plus loin. Ensuite, il y a la partie pognon, mais inutile de s'y attarder longuement puisque tout "événement" télévisé subit le même sort, donc on ne peut même pas vraiment en vouloir à cet événement en particulier. Et en plus, les JO dynamisent une petite ville que j'ai découvert grâce à ces jeux : Londres. Faudra y aller avant que ce soit trop couru, les prix montent vite de nos jours !
Et pendant ce temps, en Syrie, des humains meurent et d'autres doivent s'enfuir parce que, une fois de plus, un homme trop puissant veut faire perdurer un système périmé.
Les participants, parlons-en ! Pour être franc, c'est les seuls que je comprends réellement. Je comprends ce besoin qu'a l'humain de se dépasser, cet esprit de compétition qui tend le corps et l'esprit vers un seul but, simple et pur. Pour moi, le fait que leurs buts soient souvent assez simples voire carrément cons n'enlèvent rien à l'abnégation nécessaire pour les atteindre. C'est la première fois que j'ai vu un athlète casser sa perche au saut... à la perche (j'ai bien cru qu'il y passait, je croyais que la perche était en fibre de verre, auquel cas il aurait fini en hachis dans tout le stade) et je dois dire que c'est une des images d'engagement les plus intenses que j'aie vue : aucune lueur de peur, un poil de rage qui monte.
En revanche, regarder les JO, c'est comme regarder Planète : tu découvres un tas de trucs bizarres dont tu ne soupçonnais pas l'existence. Courir et sauter, c'est devenu un peu has been. Les sports de plage ? J'ai d'ailleurs attendu en vain la médaille d'or olympique du T-Shirt mouillé... Cette incroyable course où les gars doivent sauter par-dessus une barrière pour tomber dans la pataugeoire : qui a inventé ce truc ? Pitié, ne répondez pas dans les commentaires, certains savoirs doivent rester secrets pour le bien de l'humanité. Les canassons sont un grand moment aussi, sans compter la marche. Ca aussi, qui a inventé la marche ? A quand la montée des escaliers après amputation des jambes ? On m'a dit qu'il n'y avait pas le tractor pulling car les JO, c'est des sports sans moteur (un point pour eux). Décevant car, dans les sports vraiment tarés, c'est sans conteste le plus crétin.
Pendant ce temps, au Mali, des fondamentalistes tuent et rasent un pan de l'histoire de l'Islam, prouvant une fois de plus que le fondamentalisme s'appuie sur l'écrasement de l'histoire, dépouillant ainsi une vérité de son sens, la rendant perméable.
Le côté affreux des manifestations sportives, au-delà de leur omniprésence médiatiques, c'est les supporters. Là aussi, on est sur Planète, reportage animalier loufoque style "La folle aventure du Kalahari". Autant je pige aisément le gars ou la miss fier comme un paon d'exhiber sa médaille, autant je reste atterré d'entendre : "On a gagné la médaille". Comme je dis aux nationalistes de faire des gosses, j'imagine que vous imaginez ce que je dis à ce genre de supporter. D'ailleurs, il me paraît opportun de signaler qu'il existe deux sortes de supporters (en fait trois aux JO).
Les premiers sont impressionnants mais ne sont pas dangereux (sauf qu'ils ont d'habitude la faculté de casser des méprisants dans mon genre): ce sont les connaisseurs, les passionnés, souvent pratiquant en amateur l'objet du fantasme, plutôt solitaires ou transhumant en petite meute organisée. Ils débitent les statistiques (en corrigeant les commentateurs dépassés), reconnaissent les participants et ont une anecdote gentille pour chacun, les top connaisseurs en connaissant souvent un nombre incalculable qui ne tarira que sous un tsunami de bière, et encore (des fois, beurrés, ils remontent le temps...). Au pire, mieux vaut être avec eux, ils font fuir les seconds.
Les seconds sont sournois, imprévisibles (d'affectueux à hautement hostiles), ils connaissent parfois les règles du sport regardé, des fois pas vraiment, le spécimen solitaire est souvent trop sauvage pour être accepté dans une meute et mérite une grande circonspection, les meutes se signalent par un indicible rituel sonore et des comportements chahuteurs (linéairement dépendants à l'alcoolémie du sujet ou du total cumulé du groupe étudié, comme toujours en sociologie). Ils hurlent par principe, invectivent l'arbitre à tout bout de champ (c'est évidemment un euphémisme), s'improvisent spécialiste (un peu comme les stars dans les débats) et consomment moult boissons typiques, provoquant, ce faisant, des mouvements de foule saisissant lors des commandes de groupe. A éviter ou à traiter avec prudence.
Les troisièmes ne sont pas à proprement parler des supporters. En criminologie, je suppose qu'il faudrait plutôt les considérer comme des victimes. Pauvres hères perdus dans un bar qui retransmet la finale du 100m. Les spécimens que l'on peut observer en liberté dans ces terribles périodes sont en fait ceux qui n'ont pas eu le bon sens d'hiberner, pitoyables cigales jetées dans le blizzard féroce de l'événement honni. Durs pour les hipsters précités aussi. Le bon sens veut que l'on ramène au nid ces oisillons.
Donc les supporters, ça peut être un des travaux d'Hercule (je vous laisse le soin de choisir lequel) si on ne prend pas l'élémentaire précaution de brancher son deuxième degré. Je dois dire que tous sont acceptables, mais c'est le mélange des genres qui reste le plus drôle (la copine de l'ultra, délicieux, particulièrement quand elle n'a pas le droit de commenter et qu'elle ne peut pas s'en empêcher...).
Pendant ce temps, des Pachtounes un peu dépassés et une coalition un peu dépassée s'entretuent, établissant clairement que l'industrie mourante du pétrole a de beaux derniers jours devant elle.
Et moi dans tout ça ! Je suis un peu médisant avec les supporters car j'ai quand même regardé quelques sports, notamment le tennis et le basket. Accessoirement, l'envahissement médiatique précité m'a permis de voir pas mal de moments chauds sans avoir à vraiment les chercher. Et j'ai encore plus de tolérance pour ce genre d'événements que pour ces guerres médiatisées donc m'en voulez pas trop.
Sur ce, bonnes lectures à toutes et à tous !
lundi 13 août 2012
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