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"Ce n'est pas sous un régime totalitaire que la vérité est dangereuse, puisqu'elle n'existe pas. C'est dans les démocraties finissantes comme les nôtres qu'elle se transforme en poison, puisqu'elle devient relative."
M.G. Dantec in "Métacortex"

samedi 29 octobre 2011

AV

Bonjour à toutes et à tous !

Contrairement à ce que j'avais annoncé, je ne présenterai pas "Bladerunner", puisque trop connu bien qu'ancien, pour me concentrer sur des films ayant eu un moins grand impact dans le grand public. En effet, mon but est plutôt de vous faire découvrir des documents audiovisuels que vous ne connaîtriez pas encore. J'ai donc choisi "Cargo" d'Ivan Engler.

"Cargo" est un film de SF suisse de 2009. An 2267, la planète Terre est quasiment inhabitable, surpolluée à la suite de nos excès irresponsables. L'humanité doit se réfugier dans l'espace, entassée dans des stations spatiales gigantesques et vulnérables aux épidémies. Un seul espoir : Rhéa. Rhéa est une planète de type terrestre encore vierge. On peut soit payer soit gagner à une loterie pour rejoindre définitivement ce nouvel Eden. Parallèlement, une organisation terroriste, les "Luddites", luttent contre l'omniprésence de la machine et l'éloignement progressif de l'homme face à sa propre biologie.

Le film suit le parcours du docteur Laura Portmann (Anna Katharina Schwabroh) qui, pour rejoindre sa soeur et sa famille sur Rhéa, s'engage comme médecin sur un cargo à destination d'une station lointaine pour une période de service de huit ans. Le vaisseau-cargo embarque un équipage de sept personnes qui se relaieront pour surveiller les systèmes du navire durant ce long périple. Le vaisseau transporte du matériel pour la station 42, dernière escale avant Alpha du Centaure, espoir de futures colonisations pour l'humanité.

Pendant son quart, le docteur Portmann sent une présence dans le vaisseau : elle décide de réveiller l'équipage, conformément à la procédure. S'ensuivent une série de pannes et d'accidents, la mort du commandant et la découverte de la vraie nature de la cargaison. Puis, bien évidemment, la découverte de la vérité !


Je pense objectivement que le film n'a pas un scénario extrêmement original, néanmoins il est très bien maîtrisé donc intelligemment utilisé. Le rythme, lent, rajoute beaucoup à la lourdeur de l'ambiance type huis-clos et aux imposants décors. Car c'est là que le film est sublime : dans ses images. Il est rare que j'aie vu un film jouant autant bien de moyens simples pour évoquer une telle impression de gigantisme. Tout est vaste, sombre et inquiétant. Les effets spéciaux sont particulièrement bons et sobres. Au lieu d'essayer de nous en mettre plein la vue, défaut récurrent dans beaucoup de films de SF, les jeux de lumières restreints ne mettent en avant qu'une faible portion de l'écran, accentuant la grandeur subjective des décors, la vitesse et l'aspect inquiétant de cette énorme carcasse de métal.

L'autre avantage est que le film n'a pas de scène de violence, ce qui le rend regardable par presque tous les publics. Il faut opposer à ce jugement le niveau de difficulté du scénario, comparable à "Matrix", qui demande quand même un âge minimum. En résumé, un bon film agréable à regarder et, si certains de mes élèves me lisent, une excellent façon de travailler votre allemand puisque la version VO est en bon allemand bien propre (maintenant, je pourrais dire que je l'ai écrit, pas seulement dit).

N'oubliez pas de lire !

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